Portraits

Laura

J’ai voulu vivre ma carrière autrement qu’en tant que joueuse. Aujourd’hui, je veux apporter aux jeunes et continuer à agir pour développer le football féminin.

Photo de Marie Lerspcher – @bibi13lps

Secrétaire générale de la Fédération Française de Football et ancienne footballeuse internationale française, Laura Georges est connue pour être une personne de caractère et se donnant toujours à 1.000% dans tout domaine. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée « Le Roc ». Fille d’un grand passionné de football et ayant pour habitude de jouer avec son frère au foot depuis son plus jeune âge, elle commença le sport de sa vie à l’âge de 12 ans au Paris-Saint-Germain. Elle intègre par la suite le centre de formation de Clairefontaine où elle gagne en maturité et forge son jeu. Précoce, elle vit sa première sélection en équipe de France Senior à 17 ans seulement en 2001 et participe à sa première Coupe du Monde en 2003 à seulement 19 ans, avant de s’envoler aux États-Unis à la Boston College Eagle. Durant ses trois ans sur le continent américain, elle renforce sa confiance en elle, ne cessant de progresser mentalement et sur le terrain. Si elle a pratiqué ce sport à haut niveau, Laura n’a pas délaissé le plan scolaire puisqu’elle a suivi ses études à la faculté Léonard de Vinci, avant de faire un Bachelor en communication à Boston College puis un master Marketing Communication et Stratégies commerciales à Lyon – ville de son club l’Olympique Lyonnais entre 2007 et 2013. Ses derniers clubs professionnels auront été le Paris Saint Germain (2013-2018) et le Bayern Munich (2018), avant d’annoncer sa retraite de sportive professionnelle la même année à l’âge de 33 ans. Elle aura au total comptabilisé 188 sélections en équipe de France, soit l’une des joueuses les plus capées de l’histoire. Sa retraite sportive prise, Laura débute sa renconversion : elle occupe le poste de secrétaire générale de la Fédération Française de Football depuis 2017, mais est également consultante sportive télé ou encore conférencière. Dans le cadre de ses fonctions à la FFF, elle va à la rencontre de jeunes en France via le programme le « Foot à l’école » avec pour objectif de faire découvrir les facettes du monde professionnel du football. Sa casquette d’ambassadrice UEFA et FIFA, sur des programmes de développement du football, l’amène également à voyager et rencontrer ces jeunes à l’international. Battante et acharnée, Laura souhaite inspirer les jeunes et encourager les femmes à briguer des postes à responsabilité dans le sport. Elle aimerait aussi voir plus de femmes dans l’arbitrage. Son objectif est de faire évoluer les mentalités et faire bouger les choses – tel un Roc.

Macira

Le sport c’est l’école de la vie. Le basket m’a apporté énormément de valeurs que j’ai aujourd’hui, que j’applique au quotidien dans mes études comme dans ma vie privée.

Photo de Fitzgerald Pidi – @callmefitz

Étudiante, sportive, membre d’associations, malgré son jeune âge, Macira a déjà bien des casquettes. Elle est aujourd’hui en classe préparatoire section scientifique dans l’optique d’intégrer une école de commerce. C’est à l’âge de 10 ans qu’elle s’est tournée vers le basket avec la volonté de pratiquer un sport collectif, après avoir fait de la lutte pendant plusieurs années Elle a ainsi commencé à cinq minutes de chez elle, à l’Alsace de Bagnolet, avant de rejoindre le Paris Lady Basket.  Ce qu’elle aime dans ce sport, c’est le travail d’équipe, et le fait de pratiquer, de gagner et de perdre ensemble. Le basket, c’est pour elle une école de la vie. Ce sport a fait d’elle la personne qu’elle est aujourd’hui et l’a notamment beaucoup aidé dans ses études. Elle a appris très vite à s’organiser pour jongler entre sa pratique du basket et les études. Le basket lui a apporté énormément de valeurs comme l’esprit d’équipe, la persévérance et notamment le fait de ne jamais abandonner malgré les difficultés. Capitaine de son équipe, elle a pu prendre confiance en elle et a appris à communiquer avec les joueuses tout en fédérant l’équipe. Travailleuse et tournée vers les autres, elle applique toutes ces valeurs au quotidien, dans le cadre de ses études comme dans sa vie privée. Elle voit le basket comme une grande famille car elle y a fait des rencontres, et pour elle, peu importe les besoins de chacun, il est possible de s’y retrouver. Et elle ne fait pas que cela.  Engagée, elle a aussi un projet qui consiste à lutter contre les discriminations sociales et raciales dans les banlieues. C’est ainsi qu’elle a mis en place avec quatre autres jeunes un projet de terrain-musée intitulé “More than a playground” et pour lequel ils ont reçu le Prix Ilan Halimi récompensant des jeunes luttant contre les discriminations et le racisme. Parti du constat que la culture n’était pas forcément accessible par les jeunes de banlieue, ce projet consiste à faire venir la culture en banlieue, auprès des jeunes, sur un terrain qu’ils connaissent. Et une autre édition est prévue ! Pour elle, on peut agir à tout âge et il est important d’impacter les jeunes pour qu’ils puissent agir à leur tour et à leur manière.

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